International Symposium for Phenomenology

Perugia 3-7 July 2017
Organizing committee:  Jens De Vleminck, Bettina Bergo, Philippe Van Haute
« Colonialism/post-colonialism/neo-colonialism » : How to approach these terms, separately and in their configurations and their relations
with what has been called the “three worlds” and the “North-South divide”? If “colonialism” has become an object of historical, socio-political,
and philosophical studies, shall we understand “neocolonialism” in terms more economic than territorial? How do the grand narratives of “the West” enter into the neocolonial enterprise? And “post-colonialism”? Lacking intersectional frameworks, “postcolonial studies, commemorating a lost object, becomes an alibi unless it is placed within a general frame,” argued Gayatri Chakravorty Spivak. Of course, there is no simple past to colonialism, yet the “line” that ties the three hundred year “adventure” of the West to the present is complex.
This summer, the Symposium proposes to examine these concepts (and realities) within phenomenology and the phenomenological tradition.
We approach these notions as questions, in light of theorists including Fanon, Husserl, Sartre, Merleau-Ponty and Levinas, as well as in
psychological and social-critical terms, attempting to frame our questions outside the now commonplace divisions of Europe versus the “third world,” or the “South” in light of the North.
 
Symposium international de phénoménologie
Pérouse du 3 au 7 juillet 2017


« Colonialisme/post-colonialisme/néo-colonialisme » : Comment bien penser ces notions – séparément et dans leurs configurations et leurs rapports avec ce qu’on a dénommé les « trois mondes » et la « fracture Nord-Sud » ? Si le « colonialisme » est entretemps devenu l’objet d’études historique, socio-politique, et philosophique, faut-il concevoir le « néo-colonialisme » en de termes plutôt économiques que territoriaux? Et comment les grands récits de « l’Occident » interviennent-ils dans l’entreprise coloniale ? Sommes-nous réellement dans le « post-colonial »? Dans l’absence d’intersections latérales, affirmait Gayatri Chakravorty Spivak, « les études postcoloniales, commémorant (ou faisant le deuil) d’un objet perdu, ne feront qu’office d’alibi, à moins d’être placés dans un cadre plus général », philosophique. Certes, le colonialisme ne se conjugue pas au passé simple. Au contraire la « ligne »  qui relie une aventure de plusieurs siècles au présent est complexe et diffractée.
Pour sa 21e réunion, le Symposium examinera ces concepts (et leurs réalités afférentes) dans une perspective phénoménologique et en lien avec les traditions de la phénoménologique. Nous interrogerons ces notions à la lumière de théoriciens comme Fanon, Husserl, Sartre, Merleau-Ponty et Levinas, ainsi que d’une perspective psychologique et de critique sociale. Nous chercherons à formuler nos questions en dehors des lignes de partage établies qui opposent l’Europe et le « Tiers Monde, » ou encore qui approchent le « Sud » à l’aune du « Nord ».