La présente publication s’attache à saisir la diversité de la syncope dans les arts contemporains. Elle assemble des écrits, en langue française et anglaise, de théoriciens et d’artistes venant rythmer et élargir la ré exion lancée lors de la journée d’études, La Syncope, expériences du ravissement qui s’est tenue à l’Université d’Amiens le 17 mars 2016. Cette dernière était associée à une exposition éponyme au fracpicardie composée également d’œuvres de la fondation Francès de Senlis.

Outre l’équivalence de son et de sens en français et en anglais, la syncope, du grec sún « avec » et de koptô « je coupe », contient une tension antithétique qui a retenu notre attention. Ses trois expressions, physiologique, linguistique et rythmique se superposent et se mêlent parfois au sein d’une même œuvre. Nous avons pensé l’articulation de la publication comme une confrontation entre expériences et allégories de la syncope.

Déplacée en dehors du simple acte de sa représentation vers d’autres enjeux esthétiques et politiques, la syncope devient méthode qui interroge le hors-soi, hors-lieu, hors-temps. Échappées et volte-face qu’il est possible d’interpréter en termes de dé-production et d’utopie, de basculement vers une syncopolitique.

Contributions de :

Richard Allen, Carole Boulbès, Fred Dalmasso, Véronique Dalmasso, Vanessa Desclaux, Laurent Devèze, James Fisher, Agnès Geo ray, Davide Giovanzana, Lee Hassall, Stéphanie Jamet, Claudia Kappenberg, Carl Lavery, Elisabeth Piot, Stéphanie Smalbeen, Jessica Worden.